Hôtellerie

Structure de l'hôtellerie

Source: Statistique de l'hébergement (HESTA) - OFS

Nombre d’établissements et de lits

 

En 2024, le canton du Valais comptait 507 établissements hôteliers ouverts, offrant un total de 28’251 lits.
Depuis 2005, on constate une diminution continue du nombre d’établissements ouverts, de près d’une centaine d’unités, soit 16% d’hôtels en moins en 2024. En ce qui concerne le nombre total de lits hôteliers, la diminution est également visible, bien que dans une moindre mesure, représentant environ un millier d’unités ou 4% du nombre total de lits en moins en 2024.

Cette évolution révèle une restructuration de l’offre, visiblement marquée par une concentration des capacités. Si l’on observe moins d’établissements ouverts en 2024 qu’en 2005, ceux-ci peuvent désormais accueillir plus d’hôtes. En effet, la capacité moyenne d’accueil atteint 55,7 lits par établissement en 2024 contre 48.9 en 2005, soit une hausse de 14% en vingt ans.

Classification des établissements

En 2024, 51% des établissements valaisans ne sont pas classés ou se trouvent dans la catégorie 1 ou 2 étoiles, 32% sont des 3 étoiles et 16,7% appartiennent à la catégorie supérieure des 4 et 5 étoiles. Ces derniers concentrent à eux seuls près de 28% des lits, un poids qui va croissant dans la capacité hôtelière totale du canton.

Durant les deux dernières décennies, la structure hôtelière valaisanne s’est nettement orientée vers le plus haut de gamme, le nombre d’établissements de 4 et 5 étoiles ayant progressé de 31% depuis 2005, alors que les catégories inférieures reculent de 25% pour les 0-2 étoiles et de 14% pour les 3 étoiles.

Répartition géographique

Le district de Viège, dans lequel se trouvent notamment les destinations de Zermatt et de Saas-Fee, concentre plus de 34% de l’offre hôtelière cantonale, suivi par le district de Sierre à 12% (Crans-Montana, Val d’Anniviers, Sierre) et celui de Conches à 8%.
Les districts urbains (Sion, Martigny, Brigue) affichent en moyenne une capacité de lits par établissement supérieure à celle des régions de montagne, ce qui montre une structure hôtelière différenciée selon la typologie touristique.

Saisonnalité de l’offre

En 2024, la majorité des établissements touristiques valaisans ont été ouverts durant la saison d’hiver (de janvier à mars) ainsi que lors de la haute saison d’été (de juin à août), la proportion d’établissements ouverts atteignant plus de 92% sur les mois de février, mars, juillet et août.

Sans surprise, les périodes creuses de l’intersaison s’observent durant les mois de mai et de novembre, qui enregistrent une activité réduite et durant lesquels 59% des établissements sont restés ouverts. 

Marche des affaires

Source: Statistique de l'hébergement (HESTA) - OFS

Nuitées et taux d’occupation

Entre 2015 et 2024, la fréquentation hôtelière a progressé de 3,7 à 4,4 millions de nuitées annuelles, malgré un creux marqué en 2020 (3,2 millions) lié à la crise pandémique. Post-Covid, la reprise a été régulière et les niveaux de 2023 et 2024 ont dépassé les valeurs d’avant-crise, ce qui est conforme à la tendance générale observée au niveau suisse.

Le taux d’occupation des chambres a suivi une évolution similaire. Après être tombé à 46% en 2020, il a atteint 56% en 2023 et 55% en 2024, des performances également supérieures à celles d’avant 2020.

Sur les 20 dernières années, de 2005 à 2024, l’augmentation des nuitées hôtelières de 5,5% est comparativement plus faible que l’amélioration du taux d’occupation des chambres de 16,7%, qui démontre une meilleure exploitation et utilisation de la capacité des établissements tout au long de l’année.

Répartition selon la classification

En 2024, les hôtes se répartissent de manière assez équilibrée dans les différentes catégories d’établissements :

  • Hôtels 3 étoiles : 1 ’593’ 572 nuitées.

  • Hôtels 4–5 étoiles : 1 ’537’ 776 nuitées.

  • Hôtels 1–2 étoiles et non classés : 1’ 303’ 776 nuitées.

En ce qui concerne le les hôtels 4-5 étoiles qui affichent le taux le plus élevé (62,3 %), suivis par les 3 étoiles (59,2 %) et les 0-2 étoiles (45,3 %).

Répartition géographique

En 2024, le district de Viège, qui concentre un tiers de l’offre hôtelière cantonale, se distingue clairement avec 2’211’827 nuitées et un , ce qui en fait la région la plus fréquentée du canton, portée par la forte attractivité de Zermatt et de Saas-Fee. Derrière lui, le district de Sierre totalise 465’551 nuitées, mais un taux d’occupation plus modeste (42,81%). Les régions urbaines de Brigue (59,3 %), Martigny (59,5 %) et Sion (59,9 %) affichent un bon taux d’occupation annuelle, malgré des volumes de nuitées plus modestes. À l’opposé, dans les districts d’Hérens (31,8 %) et de Monthey (37,3 %) les taux d’occupation reflètent une demande hôtelière beaucoup plus saisonnière.

Saisonnalité des nuitées

La fréquentation hôtelière en Valais connaît deux pics majeurs, alignés avec la saisonnalité de l’offre :

  • Les mois de février (570’741 nuitées) et de janvier (471’006) durant la saison d’hiver

  • Les mois d’août (512 ’200 nuitées) et de juillet (476’336 nuitées) durant la saison d’été.

Les mois d’avril (191’496) et de novembre (143’828) enregistrent le nombre de nuitées le plus bas de l’année 2024. Du côté du taux d’occupation, le meilleur mois est celui de février, qui atteint 70,7 %, suivi d’août (62,6 %), alors qu’en novembre, il tombe à 38,3 %.

Depuis 2005, on peut constater que la répartition saisonnière des nuitées s’équilibre progressivement. La part de l’hiver est ainsi passée de 54% en 2005 à 52% en 2024, traduisant le succès des efforts de développement d’un tourisme à l’année.

Marchés principaux

La clientèle suisse demeure le pilier du marché hôtelier valaisan avec plus de 54% de part de marché en 2024. Cette clientèle est aussi en nette progression depuis 2005, avec une augmentation de 21% en vingt ans.

Les marchés de proximité (notamment l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni) restent importants, mais contrairement au marché suisse, ils sont en recul depuis quelques années. Les nuitées hôtelières des visiteurs allemands ont particulièrement chuté, d’environ 60% depuis 2005.

À l’inverse, le marché américain connaît une croissance spectaculaire sur la dernière décennie, occupant désormais la deuxième place (7,9%) derrière la Suisse. Cette évolution souligne la montée en puissance du tourisme international à haute contribution économique.